JUSTICE : Compte-rendu du procès d’Yvan Benedetti du 07 mai 2019

Le mardi 7 mai, Yvan Benedetti comparaissait en appel pour maintien et reconstitution de l’Œuvre Française, mouvement Nationaliste dissout en 2013 par décret présidentiel. En première instance, il avait été condamné à 4000 € d’amende ou 80 jours de prison.

Pour rappel, cette dissolution ainsi que celle des Jeunesses Nationalistes, mouvement dirigé par Alexandre Gabriac, faisait suite à l’Affaire Méric qui a été utilisé comme prétexte par le pouvoir alors qu’aucun membre de ces deux mouvements n’a été impliqué dans cette rixe mortelle.
Nous étions présents avec plus d’une vingtaine de sympathisants qui ont fait le déplacement jusqu’à Lyon, parfois de très loin, pour venir soutenir celui qui a succédé à Pierre Sidos à la tête de l’Œuvre Française.

Dès le début de l’audience, le ton est donné par un juge qui apparaît énervé et qui perd rapidement son calme contrastant avec la sérénité affiché par le prévenu.
Le président procède à un rappel des faits rempli d’approximations, ce qui prouve d’une part la méconnaissance du sujet, et d’autre part la légèreté des investigations menées par la police qui a pourtant déployé d’importants moyens.

Les motifs invoqués pour la dissolution du mouvement étaient la formation d’un groupe de combat et d’une milice privée, l’apologie de la collaboration, et la propagation de discours haineux. La justice reproche à Yvan Benedetti d’avoir continué à faire vivre l’Œuvre Française au travers de réunions organisées dans toute la France, notamment à l’invitation du CLAN.

Ensuite, c’était au tour d’Yvan Benedetti de répondre aux questions du juge. Le « président envers et contre tout » de l’Œuvre Française s’est avancé à la barre, arborant fièrement à la boutonnière l’insigne du mouvement dissout.
Après l’avoir interrogé sur sa situation personnelle et familiale, le juge est revenu sur les précédentes condamnations. Yvan Benedetti a réaffirmé qu’il ne paierait aucune des amendes. « Je ne les paierai pas, elles sont nulles et non avenus ». Il a réaffirmé « Je maintiens l’Œuvre Française ».
Il a répondu point par point aux raisons qui ont justifié la dissolution. Il a rappelé que l’accusation grotesque de constitution d’une milice armée s’appuyait sur la découverte d’une carabine à plomb lors d’un camp d’été de Jeune Nation.
Quant aux accusations de racisme, il a répondu « nous dénonçons un processus de génocide ethnique en Europe, et nous disons qu’il est important pour se construire d’avoir une conscience raciale ».

Vient le tour du réquisitoire de l’avocat général dont les petites lunettes cerclées ne suffisaient à masquer la condescendance. Désemparé par la ligne de défense d’Yvan Benedetti, à savoir assumer pleinement le maintien de l’œuvre Française, il a requis une peine de 6 mois de prison avec sursis simple et la perte des droits civiques, civils et familiaux pendant 3 ans.

Après la brillante plaidoirie de Maitre Bonneau, le président de l’Œuvre Française a pu s’exprimer une dernière fois. Il a fustigé les institutions de la Ve République « fondé au moyen d’un coup d’État, par un pseudo-général condamné à mort par les autorités légitimes de son pays près de deux décennies plus tôt».
« Je conteste la légitimité de la dissolution de l’Œuvre française parce que le Ministre de l’Intérieur de l’époque qui l’a prononcée n’était même pas français quand elle a été fondée et qu’il n’est déjà plus français au moment où l’on me juge pour avoir dénoncé cette mascarade, ayant repris en 2018 la nationalité espagnole qu’il avait abandonnée au profit de la nôtre en 1982».
« Pour nous Nationalistes, cette République n’est pas la France ».
A l’évocation de la menace représenté par le « Judaïsme Politique », le visage des juges s’est décomposé et le président du tribunal a perdu ses moyens bafouillant que les propos allaient tous être écrit pour intimider le prévenu, sans résultat évidemment.

Enfin, Yvan Benedetti conclura en plaidant coupable, « Je suis coupable, coupable d’avoir un cœur qui bat pour la France ».

Thomas HOLVECK

Source : Comité de Liaison et d’Aide Nationaliste.

Voir aussi :

JUSTICE : Yvan Benedetti face à la répression