PRESSE : Le militant d’extrême-droite Yvan Benedetti « satisfait » de sa condamnation

L’ex-conseiller municipal d’extrême droite de Vénissieux écope de huit mois de prison avec sursis, en appel, pour avoir reconstitué un mouvement dissous, l’Œuvre française. Il ne se pourvoira pas en cassation.

« Ce système est tellement peu sûr de lui qu’il se refuse à faire de nous des martyrs », estime Yvan Benedetti, après sa condamnation. Photo d’archives Progrès /Celik ERKUL
 

L’appel aura durci la peine de prison prononcée en première instance. Yvan Benedetti, ancien conseiller municipal FN de Vénissieux, vient d’écoper de huit mois de prison avec sursis pour « maintien ou reconstitution d’un mouvement dissous », à savoir l’Œuvre française. C’était l’énième procès contre cet activiste d’extrême droite qui n’est pas rebuté par l’adjectif fasciste, lorsqu’il lui est accolé.

« Je n’ai jamais contesté être coupable de ce que l’on me reprochait »

Lui-même ne sait plus le nombre exact de procès contre lui – « six ou sept » – a-t-il répondu mercredi au Progrès. Mais pour lui, cette condamnation « n’est pas une aggravation de peine puisqu’en première instance, on m’avait condamné à 80 jours-amendes. J’ai déclaré aux juges que je ne les paierai pas de toute façon. Donc l’aggravation apparente de la peine est en fait un allégement ».

Lui qui n’a jamais fait de prison alors qu’il est un opposant résolu et affiché à la République et à ses valeurs veut y voir un succès de la stratégie adoptée par « tous ceux qui sont en rupture avec le système comme Soral, Dieudonné ou Hervé Ryssen. Ils sont engagés dans une stratégie de rupture et établissent un rapport de force avec la justice et ce système qui ne joue pas forcément contre nous. Le rapport de force est loin de nous être défavorable. »

Il en veut pour preuve que jamais il n’a été condamné à de la prison ferme. « En fait, ce système est tellement peu sûr de lui qu’il se refuse à faire de nous des martyrs ».

« Satisfait » de sa condamnation, il ne se pourvoira pas en cassation : « Je n’ai jamais contesté être coupable de ce que l’on me reprochait, je n’en veux pas aux juges ; ce que je conteste c’est que l’on puisse dissoudre mon mouvement ».

Entendu récemment par la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite, il pourrait faire l’objet de poursuites pour propos négationnistes, selon nos confrères du Parisien. Yvan Benedetti affirme n’en rien savoir : « La présidente aurait demandé au parquet de me poursuivre, je ne suis au courant de rien mais de toute façon, je reste très serein. »

Michel RIVET-PATUREL

Source : LE PROGRÈS

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