Communiqué des Nationalistes sur l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei

Les Nationalistes condamnent fermement l’assassinat du Guide suprême de la révolution Ali Khamenei perpétré hier par les sicaires de Trump et Netanyahou ainsi que l’agression de l’Iran, sans déclaration de guerre, en violation du droit international, et en plein milieu des négociations à Genève.

Ces discussions, menées par le gendrissime Jared Kushner, proche de Netanyahou, et Steve Witkoff, un des plus gros contributeurs ashkénazes à la campagne de Trump, avaient-elles quelque chance d’aboutir ? Le 17 février dernier, Khamenei déclarait : « Les Américains disent : « Négocions votre énergie nucléaire, et le résultat de cette négociation est censé être que vous n’ayez plus accès à cette énergie ! » Dans ce cas, il n’y a pas lieu de négocier ; mais si des négociations doivent réellement avoir lieu, déterminer à l’avance leur issue est une erreur et une folie. ». L’Iran n’a pas cherché à acquérir l’arme nucléaire et Khamenei avait émis en 2003 une fatwa interdisant les armes nucléaires, position réitérée à plusieurs reprises. Même la directrice des services de renseignements américains Tulsi Gabbard a déclaré le 25 mars 2025 que l’Iran ne construisait pas d’armes nucléaires.

Cette offensive s’inscrit dans le cadre du projet messianique juif de reconstruction du troisième temple à Jérusalem, dessein eschatologique visant le retour du Messie et nécessitant la démolition du Dôme du Rocher, troisième lieu saint de l’islam, sous condition d’un chaos régional et d’une domination sioniste absolue. A Jérusalem, toutes les pierres sont prêtes ; en raison de la complicité occidentale, l’Iran constitue le dernier barrage à cette vision apocalyptique. Ce n’est pas un fantasme de complotistes : le projet porté par le « Temple Mount Institute » a le soutien très officiel du secrétaire d’Etat à la Défense des Etats-Unis depuis 2025, le chrétien évangélique Pete Hegseth.

Khamenei était avant tout un littéraire, auteur de poésies, amateur de philosophie et polyglotte (outre le persan, il parlait couramment l’arabe et l’azéri). Il était francophile, grand lecteur de Balzac et Victor Hugo ; son roman préféré était Les Misérables. Dans ses discours, il citait Jeanne d’Arc comme modèle de courage et de vertu.

Il entreprit des études religieuses et devint ayatollah. Il fut une figure clef à la révolution islamique de 1979 puis devint président de l’Iran de 1981 à 1989, date à laquelle il fut nommé Guide suprême de la révolution islamique. Cette révolution a été, en même temps qu’un renforcement de la religion islamique chiite, un retour à la souveraineté de l’Iran, qui était sous la coupe économique et politique des Etats-Unis du temps du Shah – comme son fils, Reza Pahlavi, qui vient de marier sa fille avec un homme d’affaires juif américain, après s’être tapé la tête contre le mur des Lamentations en juin 2023.

Principale figure de la Résistance à l’axe américano-sioniste, Khamenei parvint, dans l’Orient compliqué, à constituer un réseau d’alliance efficace avec le Hezbollah, la Syrie baasiste, l’Irak et les Houtis du Yemen, afin de s’opposer aux ambitions territoriales démesurées de l’entité sioniste. L’ambassadeur américain à Washington, Mike Huckabee, ancien pasteur baptiste, a déclaré le 20 février au journaliste Tucker Carlson qu’Israël avait un droit biblique à occuper à s’emparer de « tout le Moyen-Orient » (voir Genèse 15, 18-21). Cette alliance avait permis de défaire l’Etat islamique en Syrie. Après les attentats de Paris en 2015, Khamenei avait adressé une lettre de condoléances aux jeunes Français et Occidentaux, condamnant le terrorisme tant takfiriste que sioniste et leur tendant une main amicale.

Khamenei dut faire face à de multiples tentatives de sédition orchestrées par les Etats-Unis et Israël, s’appuyant sur les mécontentements dus aux difficultés économiques provoquées par un demi-siècle sanctions occidentales, le même scénario qu’en Syrie. Lors des troubles de janvier dernier, le compte X officiel du Mossad avait publié en farsi : « Sortez ensemble dans les rues. L’heure est venue. Nous sommes avec vous. Pas seulement de loin ou par les mots. Nous sommes aussi avec vous sur le terrain ».

Pourtant, la population ne s’est pas entièrement rangée du côté des opposants au régime. Le 12 janvier dernier les « marches de résistance nationale » en soutien à la légalité et en dénonciation des ingérences déstabilisatrices venant de l’étranger, ont été massivement suivies, et le 14 janvier des foules d’Iraniens se sont rassemblées pour les funérailles des membres des forces de sécurité (plus d’une centaine à ce jour) et autres « martyrs » tués à l’occasion des émeutes anti-gouvernementales.

Khamenei avait condamné la corruption morale régnant en Occident ainsi que l’emprise sioniste sur ses élites dirigeantes, mise en lumière par la tentaculaire affaire Epstein, dans laquelle Trump est profondément compromis.

Ceux qui estiment que l’islam doit être combattu par n’importe quel moyen négligent le fait que l’islam chiite n’est pas le takfirisme sunnite – c’est même son ennemi mortel -, qu’on ne libère pas un pays à coups de bombes étrangères, et que l’objectif de l’axe américano-sioniste est la dislocation de l’Etat central iranien par le soutien aux séparatistes pro-kurdes, pro-azerbaïdjanais, pro-baloutches, et non la conversion des musulmans, dont il favorise au contraire l’implantation en Europe, après avoir semé la guerre dans leurs pays d’origine.

Celles qui critiquent le sort des femmes en Iran savent-elles que 60% des étudiants en Iran sont des femmes, et que le Guide suprême avait déclaré que, s’il encourageait le port du voile, il estimait que celles qui ne le portaient pas n’étaient pas des infidèles ? Et pourquoi ne protestent-elles pas contre la condition des femmes dans les communautés orthodoxes en Israël ou dans les enclaves communautaires en Occident, à New-York, Londres ou Paris, considérées comme impures, exposées à l’inceste et condamnées à l’effacement ? Auraient-elles reçu, comme Pierre-Alexandre Bouclay, président de Radio-Courtoisie, la proposition d’un pont d’or de la part d’un millionnaire israélien (que M. Bouclay a, lui, refusée) en échange d’un relais des positions sionistes ?

La fin de la République islamique d’Iran provoquée par l’hubris occidentale ne conduirait le pays que vers les affres de la guerre civile, ethnique, communautaire et religieuse sur les modèles irakiens, yougoslaves, afghans, libyens, syriens… Perspective qu’aucun honnête homme ne peut souhaiter aux Iraniens quels qu’ils soient.

Finalement, les seuls à tirer les marrons du feu d’une déstabilisation du régime, les seuls à engranger quelque bénéfice ne seraient que des compagnies pétrolières, des multinationales rapaces de l’industrie d’armement, et le prétendu État juif qui ne repose plus que sur sa béquille américaine et sur le chaos répandu dans toute la région. Le tout sous les applaudissements et gloussements, en France, non seulement des « progressistes » judéo-mondialistes mais également des partisans d’un « occidentalisme » et d’un « judéo-christianisme » qui ne sont que les voitures-balais destinées à raccrocher le wagon Europe au rouleau compresseur du nouvel ordre mondial américain et la charrette des goys à l’attelage sioniste.

Aux Etats-Unis, signal significatif, pour la première fois les sondages montrent que la population éprouve plus de sympathie pour les Palestiniens que pour les Israéliens, tandis qu’en Europe la contestation du sionisme est de plus en plus virulente, en dépit des efforts de dirigeants stipendiés pour l’étouffer, et des gauchistes pour la discréditer par leur lourdeur et leur bêtise.

En même temps que Khamenei, sa fille, son gendre et leur petite fille ont été tués dans le bombardement, tandis qu’à Minab, au sud du pays, une frappe « chirurgicale » détruisait une école de jeunes filles, ôtant la vie à 85 personnes.

Alors qu’une immense foule en deuil se rassemble à Téhéran pour rendre un suprême hommage au chef tombé au combat, le mouvement Les Nationalistes présente ses condoléances les plus attristées au peuple iranien, l’assure de sa pleine solidarité dans son combat héroïque contre cette agression caractérisée, et affirme avec confiance que, dans la lutte titanesque qui s’engage, aux plus déterminés reviendra la victoire.

Paris, le 1er mars 2026

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